Paramètres de compilation
- –prefix=PREFIX
Installe tous les fichiers dans le répertoire PREFIX au lieu du répertoire /usr/local/pgsql. Les fichiers actuels seront installés dans divers sous-répertoires ; aucun fichier ne sera directement installés sous PREFIX.
Si vous avez des besoins spécifiques, vous pouvez personnaliser les sous-répertoires à l’aide des options suivantes. Néanmoins, si vous les laissez vide avec leurs valeurs par défaut, l’installation sera déplaçable, ce qui signifie que vous pourrez bouger le répertoire après installation (les emplacements de man et doc ne sont pas affectés par ceci).
Pour les installations déplaçables, vous pourriez vouloir utiliser l’option –disable-rpath de configure. De plus, vous aurez besoin d’indiquer au système d’exploitation comment trouver les bibliothèques partagées. - –exec-prefix=EXEC-PREFIX
Vous pouvez installer les fichiers dépendants de l’architecture dans un répertoire différent, EXEC-PREFIX, de celui donné par PREFIX. Ce qui peut être utile pour partager les fichiers dépendants de l’architecture entre plusieurs machines. Si vous l’omettez, EXEC-PREFIX est égal à PREFIX et les fichiers dépendants seront installés sous la même arborescence que les fichiers indépendants de l’architecture, ce qui est probablement ce que vous voulez. - –bindir=REPERTOIRE
Spécifie le répertoire des exécutables. Par défaut, il s’agit de EXEC-PREFIX/bin, ce qui signifie /
usr/local/pgsql/bin. - –datadir=REPERTOIRE
Prépare le répertoire pour des fichiers de données en lecture seule utilisés par les programmes d’installation. Par défaut, il s’agit de PREFIX/share. Il est bon de noter que cela n’a rien à voir avec l’emplacement des fichiers de votre base de données. - –sysconfdir=REPERTOIRE
Le répertoire contenant divers fichiers de configuration. Par défaut, il s’agit de PREFIX/etc. - –libdir=REPERTOIRE
L’endroit où installer les bibliothèques et les modules chargeables dynamiquement. Par défaut, il s’agit de EXEC-PREFIX/lib. - –includedir=REPERTOIRE
Le répertoire où sont installées les en-têtes C et C++. Par défaut, il s’agit de PREFIX/include. - –mandir=REPERTOIRE
Les pages man fournies avec PostgreSQLTM seront installées sous ce répertoire, dans leur sous-répertoire manx respectif. Par défaut, il s’agit de PREFIX/man. - –with-docdir=REPERTOIRE, –without-docdir
Les fichiers de documentation, sauf les pages « man », seront installés dans ce répertoire. Par défaut, il s’agit de PREFIX/doc. Si l’option –without-docdir est spécifiée, la documentation ne sera pas installée par make install. Ceci est fait pour aider les scripts d’empaquetage ayant des méthodes particulières pour installer la documentation.Une attention toute particulière a été prise afin de rendre possible l’installation de PostgreSQLTM dans des répertoires partagés (comme /usr/local/include) sans interférer avec des noms de fichiers relatifs au reste du système. En premier lieu, le mot « /postgresql » est automatiquement ajouté au répertoire datadir, sysconfdir et docdir, à moins que le nom du répertoire à partir de la racine contienne déjà le
mot « postgres » où « pgsql ». Par exemple, si vous choisissez /usr/local comme préfixe, la documentation sera installée dans /usr/local/doc/postgresql, mais si le préfixe est /opt/postgres,
alors il sera dans /opt/postgres/doc. Les fichiers d’en-têtes publiques C de l’interface cliente seront ins tallés sous includedir et sont propres par rapport aux noms de fichiers relatifs au reste du système. Les fichiers d’en-têtes privés et les fichiers d’en-têtes du serveur sont installés dans des répertoires privés sous includedir. Voir la documentation de chaque interface pour savoir comment obtenir ces fichiers d’en-tête.
Enfin, un répertoire privé sera aussi créé si nécessaire sous libdir pour les modules chargeables dynamiquement. - –with-includes=REPERTOIRES
REPERTOIRES est une liste de répertoires séparés par des caractères deux points (:) qui sera ajoutée à la liste de recherche des fichiers d’en-tête. Si vous avez des paquetages optionnels (tels que Readline GNU) installés dans des répertoires non conventionnels, vous pouvez utiliser cette option et certainement l’option –with-libraries correspondante.
Exemple : –with-includes=/opt/gnu/include:/usr/sup/include. - –with-libraries=REPERTOIRES
REPERTOIRES est une liste de recherche de répertoires de bibliothèques séparés par des caractères deux points (:). Vous au-
rez probablement à utiliser cette option (et l’option correspondante –with-includes) si vous avez des paquetages instal-
lés dans des répertoires non conventionnels.
Exemple : –with-libraries=/opt/gnu/lib:/usr/sup/lib. - –enable-nls[=LANGUES]
Permet de mettre en place le support des langues natives (NLS). C’est la possibilité d’afficher les messages des programmes dans une langue autre que l’anglais. LANGUE est une liste de codes des langues que vous voulez supporter séparés par un espace. Par exemple, –enable-nls=’de fr’ (l’intersection entre votre liste et l’ensemble des langues traduites actuellement sera calculée automatiquement). Si vous ne spécifiez pas de liste, alors toutes les traductions disponibles seront installées.
Pour utiliser cette option, vous avez besoin d’une implémentation de l’API Gettext ; voir après. - –with-pgport=NUMERO
Positionne NUMERO comme numéro de port par défaut pour le serveur et les clients. La valeur par défaut est 5432. Le port peut toujours être changé ultérieurement mais, si vous le faites ici, alors les exécutables du serveur et des clients auront la même valeur par défaut, ce qui est vraiment très pratique. Habituellement, la seule bonne raison de choisir une valeur autre que celle par défaut est que vous souhaitez exécuter plusieurs serveurs PostgreSQLTM sur la même machine. - –with-perl
Permet l’utilisation du langage de procédures PL/Perl côté serveur. - –with-python
Permet la compilation du langage de procédures PL/Python. - –with-tcl
Permet la compilation du langage de procédures PL/Tcl. - –with-tclconfig=REPERTOIRE
Tcl installe les fichiers tclConfig.sh, contenant certaines informations de configuration nécessaires pour compiler le module d’interfaçage avec Tcl. Ce fichier est trouvé automatiquement mais, si vous voulez utiliser une version différente de Tcl, vous pouvez spécifier le répertoire où le trouver. - –with-gssapi
Construire avec le support de l’authentification GSSAPI. Sur de nombreux systèmes, GSSAPI (qui fait habituellement partie d’une installation Kerberos) n’est pas installé dans un emplacement recherché par défaut (c’est-à-dire /usr/include, /usr/lib), donc vous devez utiliser les options –with-includes et –with-libraries en plus de cette option.
configurevérifiera les fichiers d’en-têtes nécessaires et les bibliothèques pour s’assurer que votre installation GSSAPI est suffisante avant de continuer. - –with-krb5
Compile le support d’authentification de Kerberos 5. Sur beaucoup de systèmes, le système Kerberos n’est pas installé à un emplacement recherché par défaut (c’est-à-dire /usr/include, /usr/lib), donc vous devez utiliser les options –with-includes et –with-libraries en plus de cette option. configure vérifiera les fichiers d’en-tête et les bibliothèques requis pour s’assurer que votre installation Kerberos est suffisante avant de continuer - –with-krb-srvnam=NOM
Le nom par défaut du service principal de Kerberos (aussi utilisé par GSSAPI). postgres est pris par défaut. Il n’y a habituellement pas de raison de le changer sauf dans le cas d’un environnement Windows, auquel cas il doit être mis en majuscule, POSTGRES. - –with-openssl
Compile le support de connexion SSL (chiffrement). Le paquetage OpenSSLTM doit être installé. configure vérifiera que les fichiers d’en-tête et les bibliothèques soient installés pour s’assurer que votre installation d’OpenSSLTM est suffisante avant de continuer. - –with-pam
Compile le support PAM (Modules d’Authentification Pluggable). - –with-ldap
Demande l’ajout du support de LDAP pour l’authentification et la recherche des paramètres de connexion (voir la documentation sur l’authentification des clients et libpqSection 30.15, « Recherches LDAP des paramètres de connexion » et Section 21.2.7, « Authentification LDAP »). Sur Unix, cela requiert l’installation du paquet OpenLDAPTM. configure vérifiera l’existence des fichiers d’en-tête et des bibliothèques requis pour s’assurer que votre installation d’OpenLDAPTM est suffisante avant de continuer. Sur Windows, la bibliothèque WinLDAPTM est utilisée par défaut. - –without-readline
Évite l’utilisation de la bibliothèque Readline (et de celle de libedit). Cela désactive l’édition de la ligne de commande et l’historique dans psql, ce n’est donc pas recommandé. - –with-libedit-preferred
Favorise l’utilisation de la bibliothèque libedit (sous licence BSD) plutôt que Readline (GPL). Cette option a seulement un sens si vous avez installé les deux bibliothèques ; dans ce cas, par défaut, Readline est utilisé. - –with-bonjour
Compile le support de Bonjour. Ceci requiert le support de Bonjour dans votre système d’exploitation. Recommandé sur Mac OS X. - –with-ossp-uuid
Utilise la bibliothèque OSSP UUID lors de la construction du module contrib/uuid-ossp. Cette bibliothèque fournit des fonctions pour générer les UUID.
- –with-libxml
Construit avec libxml (active le support SQL/XML). Une version 2.6.23 ou ultérieure de libxml est requise pour cette fonctionnalité.
Libxml installe un programme xml2-config qui est utilisé pour détecter les options du compilateur et de l’éditeur de liens.
PostgreSQL l’utilisera automatiquement si elle est trouvée. Pour indiquer une installation de libxml dans un emplacement inhabituel, vous pouvez soit configurer la variable d’environnement XML2_CONFIG pour pointer vers le programme xml2-config appartenant à l’installation, ou utiliser les options –with-includes et –with-libraries. - –with-libxslt
Utilise libxslt pour construire contrib/xml2. Le module contrib/xml2 se base sur cette bibliothèque pour réaliser les transformations XSL du XML. - –enable-integer-datetimes
Utilise le stockage des entiers sur 64 bits pour les types datetime et interval plutôt que le stockage par défaut en virgule flottante. Ceci réduit le nombre de valeurs représentatives mais garantit une précision à la microseconde sur toute l’échelle de valeurs (voir la la documentation sur les types de données date et heureSection 8.5, « Types date/heure » pour plus d’informations). - –disable-spinlocks
Autorise le succès de la construction y compris lorsque PostgreSQLTM n’a pas le support spinlock du CPU pour la plateforme.
Ce manque de support résultera en des performances faibles ; du coup, cette option devra seulement être utilisée si la construction échoue et vous informe du manque de support de spinlock sur votre plateforme. Si cette option est requise pour construire PostgreSQLTM sur votre plateforme, merci de rapporter le problème aux développeurs de PostgreSQLTM. - –enable-thread-safety
Rend les bibliothèques clientes compatibles avec les threads. Ceci permet des threads concurrents dans les programmes libpq et ECPG ce qui leur permet de gérer en toute sûreté leur connexions privées. Cette option requiert un support adéquat des threads sur votre système d’exploitation. - –with-system-tzdata=RÉPERTOIRE
PostgreSQLTM inclut sa propre base de données des fuseaux horaires, nécessaire pour les opérations sur les dates et les heures.
Cette base de données est en fait compatible avec la base de fuseaux horaires « zic » fournie par de nombreux systèmes d’exploitation comme FreeBSD, Linux et Solaris, donc ce serait redondant de l’installer une nouvelle fois. Quand cette option est utilisée, la base des fuseaux horaires, fournie par le système, dans RÉPERTOIRE est utilisée à la place de celle inclus dans la distribution des sources de PostgreSQL. RÉPERTOIRE doit être indiqué avec un chemin absolu. /usr/share/zoneinfo est un répertoire très probable sur certains systèmes d’exploitation. Notez que la routine d’installation ne détectera pas les données de fuseau horaire différentes ou erronées. Si vous utilisez cette option, il vous est conseillé de lancer les tests de régression pour vérifier que les données de fuseau horaire que vous pointez fonctionnent correctement avec PostgreSQLTM.
Cette option a pour cible les distributeurs de paquets binaires qui connaissent leur système d’exploitation. Le principal avantage d’utiliser cette option est que le package PostgreSQL n’aura pas besoin d’être mis à jour à chaque fois que les règles des fuseaux horaires changent. Un autre avantage est que PostgreSQL peut être cross-compilé plus simplement si les fichiers des fuseaux horaires n’ont pas besoin d’être construit lors de l’installation. - –without-zlib
Évite l’utilisation de la bibliothèque Zlib. Cela désactive le support des archives compressées dans pg_dump et pg_restore.
Cette option est seulement là pour les rares systèmes qui ne disposent pas de cette bibliothèque. - –enable-debug
Compile tous les programmes et bibliothèques en mode de débogage. Cela signifie que vous pouvez exécuter les programmes via un débogueur pour analyser les problèmes. Cela grossit considérablement la taille des exécutables et, avec des compilateurs autres que GCC, habituellement, cela désactive les optimisations du compilateur, provoquant des ralentissements. Cependant, mettre ce mode en place est extrêmement utile pour repérer les problèmes. Actuellement, cette option est recommandée pour les installations en production seulement si vous utilisez GCC. Néanmoins, vous devriez l’utiliser si vous développez ou si vous utilisez une version béta. - –enable-profiling
En cas d’utilisation de GCC, tous les programmes et bibliothèques sont compilés pour qu’elles puissent être profilées. À la sortie du processus serveur, un sous-répertoire sera créé pour contenir le fichier gmon.out à utiliser pour le profilage. Cette option est à utiliser seulement avec GCC lors d’un développement. - –enable-cassert
Permet la vérification des assertions par le serveur qui teste de nombreux cas de conditions « impossibles ». Ce qui est inestimable dans le cas de développement, mais les tests peuvent ralentir sensiblement le système. Activer cette option n’influe pas sur la stabilité de votre serveur ! Les assertions vérifiées ne sont pas classées par ordre de sévérité et il se peut qu’un bogue anodin fasse redémarrer le serveur s’il y a un échec de vérification. Cette option n’est pas recommandée dans un environnement de production mais vous devriez l’utiliser lors de développement ou pour les versions béta. - –enable-depend
Active la recherche automatique des dépendances. Avec cette option, les fichiers makefile sont appelés pour recompiler les fichiers objet dès qu’un fichier d’en-tête est modifié. C’est pratique si vous faites du développement, mais inutile si vous ne voulez que compiler une fois et installer. Pour le moment, cette option ne fonctionne qu’avec GCC. - –enable-dtrace
Compile avec le support de l’outil de trace dynamique, DTrace. Le seul système d’exploitation supportant DTrace pour l’instant est Solaris.
Source: Documentation PG83 PDF
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